Interview de Sophie Van Cangh, collaboratrice Anysurfer.
Sophie Van Cangh coordonne le développement d'AnySurfer dans la partie francophone du pays et est responsable du projet soutenu par la Régions wallonne. Elle a rejoint le projet en 2003.
Sophie nous raconte l'histoire d'Anysurfer.
Retranscription de l'interview.
C'est l'initiative de Rudy Canters, qui est un internaute néerlandophone
qui s'est un peu énervé dans les années 90.
Fin des années 90...sur la difficulté qu'il avait,
lui, de consulter les sites internet.
Parce qu'il y avait pleins d'informations,
c'était très pratique pour lui de ne pas se déplacer...
Consulter avec un lecteur d'écran,
une barrette presse, c'était pas facile.
Donc, Rudy canters, avec son bâton de pélerin
et aidé de Mr Baldewijn jeroen, qui est un de mes collègues néerlandophones,
et qui travaille pour l'asbl Licht en Liefde,
l'association pour personnes aveugles et mal voyantes
au niveau flamand...
Et bien, ils ont décidé de mener campagne
et donc, d'étudier à fond les règles du WAI
et d'aller voir, effectivement, les pouvoirs politiques,
de développer des directives claires nettes et précises.
Et, non seulement d'aller frapper aux portes des politiques,
mais également aux portes des responsables de sites internet,
des développeurs,
et de diffuser la bonne nouvelle.
Parce que, à cette époque-là, effectivement,
le WAI, le W3C et les règles, les normes,
c'était pas encore très très connu
et il fallait en parler.
C'est vrai qu'à l'époque, il y avait encore
beaucoup de modes de programmation
genre les frames. On adorait ça...
Je me souviens: c'était la belle époque des gifs animés
et autres petits sapins de noel qui brillent.
Et puis, petit à petit,
Blindenzorg Licht en Liefde, l'association
a développé cette activité.
Ils ont engagé une personne pour développer le service.
Et en 2000, je pense, 2002...dans ces eaux-là,
ils ont développé un coté francophone.
Et donc, on s'est associés avec l'asbl Licht en Liefde
Donc, l'ONA s'est associée avec Licht en Liefde
pour créer un support francophone.
Et donc, maintenant,le projet Blind Surfer, anciennement nommé,
est supporté par 2 asbl.
En 2006, on s'est dit que... L'équipe francophone et néerlandophone s'est dit :
Ben voilà, l'évolution des technologies, la programmation...
il faut faire des règles, disons, mises à jour.
Il faut remettre à jour les directives.
On a adapté plus ou moins, non seulement
l'agencement de l'information,
parce qu'on trouvait ça, un peu plus clair.
Parce qu'effectivement, les responsables de sites
ne comprenaient pas très bien notre information
et nous trouvaient un petit peu....
OK, on a pris sur nous, on a fait ça.
Et, en même temps, vu l'évolution du WAI
et la version 2 bientôt sortie WCAG,
on s'est dit bon ben voilà, il faut réagir.
Il faut faire un cahier de charge beaucoup plus clair, net et précis
et mis à jour des technologies.
Et donc en 2006, juillet,
on s'est dit : autant, en même temps,en profiter pour
adapter notre nom.
Parce que notre nom "Blindsurfer", ça faisait vraiment trop allusion
à la déficience visuelle, alors que quand on regarde les règles du WAI,
c'est vraiment tous handicaps confondus et plus...
C'est pour ça qu'on a choisi de prendre le préfixe "any"
plutôt que "Blind".
Ce qui, pour le moment, passe apparement bien.
Il y a moins de confusion qu'avant.
Puisque souvent, la difficulté c'était:
" Voilà, j'ai obtenu le label Blindsurfer mais maintenant, je vois que c'est Anysurfer.
Est-ce que c'est toujours d'actualité? "
Alors, oui biensûr, il y a toujours une période de transition.
Les personnes qui ont eu le Blindsurfer ont jusqu'en 2010 pour adapter leur site.
Donc on a dû un peu organiser un peu tout ça.
Voilà en gros.
Donc, maintenant,au niveau néerlandophone :
l'équipe est constituée de 5 et demi personnes
Et au niveau francophone :
je suis me, myself and I,only voor ONA.
Il y a un mouvement qui tend à unifier l'équipe
et en faire une équipe Anysurfer, toujours supportée par les 2 asbl
mais que l'on soit réunis dans un même et unique lieu.
Enfin, certaines personnes vont travailler à Gand
et d'autres à Leuven.
Mais moi, par exemple, je travaillerai
en même temps que les néerlandophones
pour la cohésion et la coordiantion des choses.
Parce qu'on voit que ça prend de l'ampleur
et autant unifier un peu nos forces.
C'est ça, un peu, l'historique des choses.
